A l’occasion de son lancement officiel le 15 avril 2014, le European Fur Information Center publie une enquête sur les perceptions des Européens à l’égard de l’élevage d’animaux à fourrure et de la fourrure naturelle. En bref, Ils sont majoritairement opposés à l’interdiction totale de l’élevage d’animaux pour leur fourrure mais pensent que ce secteur doit être particulièrement surveillé. Les autres enseignements majeurs sont les suivants :

que-pensent-les-europeens-de-la-fourrurePrès d’un Européen sur deux possède (35%) ou a déjà possédé (14%) de la fourrure naturelle (qu’il s’agisse d’un manteau, d’un col de veste, d’un article de décoration…) ; 39% déclarent aimer cette matière, et un quart d’entre eux en a déjà acheté.

Le niveau d’information des Européens sur l’élevage d’animaux à fourrure est très limité : si une majorité d’Européens déclare avoir entendu parler de l’élevage d’animaux à fourrure (70%), seule une minorité a le sentiment de savoir précisément ce dont il s’agit (37%). De plus, moins d’un Européen sur deux a entendu parler du nombre d’emplois que représente ce secteur en Europe (28%), de la législation concernant les fermes d’animaux à fourrure (40%), ou encore de la manière dont les animaux sont abattus (49%). 15% d’entre eux pensent d’ailleurs que dans les fermes européennes, les animaux sont régulièrement dépecés vivants. Enfin, de manière plus générale, seuls 58% des Européens déclarent avoir entendu parler des conditions de vie et de bien-être des animaux élevés pour leur fourrure.

Interrogés sur le critère le plus important pour leur permettre d’évaluer l’acceptabilité de différents types d’élevages, une majorité d’Européens cite le bien-être des animaux (79%) bien plus que leur utilisation finale (21%). Pourtant, élever des animaux pour leur viande (86%), pour la recherche médicale (64%), ou même leur peau ou cuir (52%) est jugé bien plus acceptable que de les élever pour leur fourrure (39%).

On constate que plus les individus sont informés, plus ils considèrent l’élevage d’animaux à fourrure acceptable (50% de ceux qui savent assez précisément de quoi il s’agit jugent cette activité acceptable, contre 26% de ceux qui n’en ont pas entendu parler). De plus, les Européens qui ont déjà visité un élevage trouvent cette industrie plus acceptable que les autres (69% contre 35% de ceux qui n’en ont jamais visité et ne connaissent personne qui l’a fait).

Bien qu’une majorité de répondants trouve qu’il n’est pas acceptable d’élever des animaux pour leur fourrure, seule une minorité considère que ce type d’élevage devrait être totalement interdit en Europe (41%). 59% pensent qu’il devrait plutôt être autorisé tout en étant strictement contrôlé et encadré.

Seule une minorité de répondants considère que l’interdiction ou non du port de fourrure naturelle devrait être décidée par l’Union Européenne (22%) ou les autorités nationales (18%). Une majorité d’Européens considère que chaque personne devrait pouvoir décider pour elle-même (60%).

Enfin, bien que les Européens soient majoritairement opposés à l’interdiction totale de l’élevage d’animaux à fourrure, ils restent très demandeurs en termes de régulation de ce secteur : 45% des individus interrogés déclarent que ce type d’élevage devrait être “plus” surveillé que les autres (comparé aux seulement 5% qui pensent qu’il devrait être moins régulé et 50% qui pensent qu’il devrait l’être “ni plus, ni moins”).

Source : Ipsos, enquête du 21 décembre 2012 au 11 janvier 2013, Ipsos a interrogé par Internet plus de 6 000 Européens âgés de 18 ans et plus (1027 au Danemark, 1004 en France, 1011 aux Pays-Bas, 1009 en Pologne, 1003 en Espagne et 1002 au Royaume-Uni) pour le European Fur Information Center.

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